
Permafrost est un jeu de survie narratif en monde ouvert développé par SpaceRocket Games et édité par Toplitz Productions. Le joueur incarne Rook, un ingénieur capable de réparer et de reconstruire, mais peu habitué aux conditions de survie en pleine nature. L’histoire se déroule sur une Terre plongée dans un hiver permanent après une succession de catastrophes qui a culminé avec la destruction de la Lune. Attiré par le signal radio d’un ami disparu depuis longtemps, Rook doit explorer les ruines gelées, récupérer des ressources, réparer des installations et tenter de survivre dans un monde où le froid constitue la menace principale. Le jeu est prévu le 9 octobre 2026 en accès anticipé, avec une période d’au moins douze mois annoncée pour ajouter du contenu, améliorer les systèmes et optimiser l’expérience grâce aux retours de la communauté. Cette review repose sur un playtest limité à deux heures, réalisé en coopération, et constitue donc une première impression plutôt qu’une évaluation définitive.
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Une ambiance glaciale réussie
La principale réussite de Permafrost est incontestablement son atmosphère. Le froid y est omniprésent et devient très rapidement la menace la plus importante. Dès les premières minutes, il faut chercher du bois, trouver un abri, allumer un feu et surveiller les températures. La météo joue un rôle primordial dans l’exploration : le brouillard réduit fortement la visibilité, le vent renforce la sensation de danger et certaines zones deviennent particulièrement difficiles à traverser. La nuit, les températures chutent encore davantage, obligeant à anticiper les déplacements et à éviter de partir trop loin sans préparation. Entre glace fragile, eau glacée et zones de froid intense, le joueur ne peut pas avancer en ligne droite ; il doit réfléchir à son itinéraire, à son équipement et au moment de regagner un abri. Le froid influence réellement les décisions et transforme la moindre sortie en situation d’urgence, rappelant sur ce point l’exigence d’un The Long Dark, tout en adoptant une approche plus orientée vers la coopération, la construction et la narration.


Exploration et progression
L’exploration consiste principalement à traverser des zones sauvages, des grottes, des villages et des bâtiments abandonnés pour récupérer tout ce qui peut aider à survivre. Il faut fouiller les maisons, les véhicules, les tentes et les campements, souvent à l’affût de ressources cachées en hauteur qui encouragent à observer attentivement l’environnement. Le jeu propose une progression liée à la restauration d’abris abandonnés, à la réparation de machines et à la récupération de technologies. Durant le test, les bases de la collecte ont pu être explorées à travers de multiples systèmes déjà en place : la récupération de bois, de pierre, de tissu et de métal, la chasse et la récupération de viande, la fabrication d’outils, l’amélioration des compétences, l’apprentissage de plans, le commerce, la construction et la gestion de la faim, de la fatigue, de la santé et du froid. L’approche des compétences est d’ailleurs intéressante puisqu’elles semblent s’améliorer en pratiquant les activités correspondantes plutôt que via un arbre classique, bien que deux heures soient insuffisantes pour juger la profondeur de l’ensemble.


Une survie qui doit encore gagner en cohérence
La boucle de survie fonctionne dans ses grandes lignes, obligeant à chercher de la nourriture, des vêtements, à fabriquer des bandages et à gérer des outils. Néanmoins, l’inventaire se remplit vite, exigeant de faire des choix constants. Le système de chasse, bien que présent, manque encore de finition : les animaux peuvent se bloquer dans le décor ou présenter des comportements trop prévisibles, et la récupération des ressources post-chasse manque parfois de naturel en raison de points d’interaction trop stricts. Les retours de la communauté soulignent d’ailleurs l’importance d’une intelligence artificielle plus cohérente, réagissant au bruit, au vent et à la distance.


Artisanat et construction
L’artisanat constitue un piler de la boucle de gameplay pour fabriquer outils, armes, bandages et feux de camp. Si la logique reste simple, certains menus et recettes manquent de clarté, tout comme la gestion des piles d’objets ou la division des quantités. La construction permet de façonner fondations, murs, toits, établis et coffres pour s’organiser. On apprécie la variété des murs et des toits qui personnalisent les refuges, même si le placement manque parfois de précision et que l’impossibilité de nommer les coffres complexifie rapidement le stockage. À côté de la base permanente, la construction de feux ou d’abris sommaires de survie reste indispensable face aux tempêtes soudaines.


Le chien, un compagnon important
Présenté comme un élément central pour la reconnaissance, la détection des dangers ou le transport, le compagnon canin demande avant tout à être retrouvé, soigné et nourri lors de ce premier contact, ce qui renforce l’immersion. Si les fonctions avancées n’ont pas pu être vérifiées sur la durée, un tel système, s’il est bien intégré, a le potentiel de transformer en profondeur la manière d’aborder l’exploration.


Une coopération prometteuse
Jouable seul ou jusqu’à quatre, Permafrost prend tout son sens en coopération, permettant de répartir naturellement les tâches (coupe de bois, fabrication, chasse, exploration, gestion des coffres). Cette synergie rend l’expérience bien plus rythmée. Malheureusement, l’expérience a été entachée de problèmes techniques : instabilité des serveurs, complexité pour retrouver une partie, et risques de disparition de personnages ou de réinitialisations après une déconnexion. Dans son état actuel, le jeu se montre nettement plus convaincant à plusieurs qu’en solo.


Une interface encore trop confuse et problèmes techniques
L’ergonomie demeure le point faible majeur du titre. Les marqueurs d’interaction demandent une précision excessive qui casse le rythme, les animations manquent de réactivité (notamment pour couper du bois), les descriptions d’objets disparaissent trop vite et la traduction française présente des imperfections ou des passages en anglais, tout comme l’introduction partiellement dépourvue de sous-titres. Sur le plan technique, de multiples soucis ont émaillé le test : déconnexions, écrans noirs, collisions parfois incohérentes, animaux bloqués et physique capricieuse nécessitant parfois de relancer le jeu. Ces éléments sont toutefois à replacer dans le contexte d’un accès anticipé de douze mois, où l’écoute des développeurs sera primordiale.


Un contenu impossible à juger entièrement
Limité à deux heures, le playtest n’a pas permis d’explorer en profondeur la durée de vie, la narration, la variété des biomes, les factions, les ennemis ou le contenu des villes gelées. Alors que le lancement en accès anticipé est programmé le 9 octobre 2026 à 14h00 en Europe, et si les promesses des développeurs sont vastes, il est plus juste de considérer pour l’instant Permafrost comme une base saine mais incomplète.


En conclusion
Permafrost possède une base solide et une identité marquée, portée par une excellente ambiance glaciale, un froid qui pèse lourdement sur les décisions et une coopération qui insuffle une vraie dynamique de groupe. Malgré des soucis d’ergonomie, d’interface, de stabilité multijoueur et de finition technique, la direction artistique, la construction et le potentiel global en font un titre à suivre de très près durant son accès anticipé.
Recommandé :
- Aux joueurs qui aiment les jeux de survie exigeants centrés sur la gestion du froid et des éléments.
- Aux groupes d’amis à la recherche d’un jeu de survie coopératif où répartir les tâches et organiser une base commune.
- Aux amateurs de collecte, d’artisanat et d’exploration de mondes post-apocalyptiques.
- Aux personnes désireuses de suivre l’évolution d’un titre en accès anticipé et de participer à son amélioration grâce à leurs retours.

- Une ambiance glaciale et immersive
- Une boucle de gameplay cohérente
- Une progression organique
- Une construction personnalisable
- ne ambiance glaciale et immersive

- Une ergonomie et une interface perfectibles
- Un manque de finition physique et comportementaleDes soucis techniques en multijoueur
- Un manque de finition physique et comportementale
- Des imperfections de traduction
Configuration PC
Minimum:
- OS: Windows 10 64bits ou plus
- CPU: Intel Core i5 8600K | AMD Ryzen 5 3500 ou plus
- RAM: 16 GB
- GPU: Nvidia GTX 1060 6GB | AMD Radeon RX 590 8GB ou plus
- DirectX: Version 12
- Stockage: 30 GB d’espace disponible
Permafrost: Permafrost propose une ambiance glaciale réussie et une expérience de survie particulièrement engageante en coopération. Le froid y pèse lourdement sur chaque décision, tandis que la construction, la collecte, la chasse et l'exploration forment une base déjà très prometteuse. Malgré des soucis d'ergonomie, d'interface, de stabilité multijoueur et de finition technique, le titre possède une identité forte. Avec un accès anticipé conçu pour évoluer grâce aux retours de la communauté, Permafrost mérite d'être suivi de très près – Razi3L


Le gars qui a attrapé sa première manette SEGA avant ses premiers chaussons ! Passionné de jeux vidéo, d’astronomie et de tout ce qui relève de la culture geek, Ici pour propager la bonne parole geek et partager ma passion avec le monde. L’amour pour les jeux vidéo n’a pas d’âge, et on peut être sérieux tout en s’amusant !
Mon pire jeu cette année est Battle of Rebels avec une note de (3/10) et mon meilleur est MOUSE: P.I. For Hire avec un (9.5/10).