
Project ZETA se positionne comme un ovni dans le paysage actuel en tentant de fusionner les codes du Battle Royale et du MOBA tactique à travers des affrontements à quatre équipes sur le plateau d’Aran. Développé et édité par KRAFTON en collaboration avec Nirvanana, le titre n’a pas encore de date de sortie officielle fixée, se trouvant actuellement dans ses phases de test préliminaires. Précisons d’ailleurs que la deuxième phase de playtest vient tout juste de se terminer, les serveurs ayant fermé leurs portes le 6 septembre au soir.
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Un premier contact visuel et sonore séduisant
Aborder cette expérience sans grande affinité particulière avec les MOBA demandait un certain effort d’adaptation, mais le jeu parvient à capter l’attention dès les premières minutes grâce à une direction artistique soignée. Le travail réalisé sur les personnages saute immédiatement aux yeux, profitant d’un charadesign excellent qui donne envie de creuser le roster. Cette réussite esthétique s’accompagne d’une qualité graphique globale très propre et d’un design sonore aux petits oignons, immergeant efficacement le joueur dans les ambiances de matchs.


Une ergonomie chaotique et des contrôles au pad inadaptés
Malheureusement, la lune de miel s’arrête net dès que l’on utilise une manette. Le tutoriel met en lumière des contrôles rigides qui manquent cruellement d’intuitivité, trahissant un titre clairement pensé dès le départ pour le combo clavier et souris. Les joueurs tentant l’aventure avec un pad se retrouvent face à une interface et des manipulations peu naturelles qui cassent le rythme. Les retours partagés confirment d’ailleurs que cette sensation ne concerne pas que l’interface, puisque le ressenti global des commandes pédale dans la semoule dès que l’on souhaite effectuer des actions fluides en pleine échauffourée.


La frustration des déplacements et les vieux réflexes clavier
L’un des plus gros points noirs, pour moi, de cette session de test se situe au niveau de la mobilité des personnages. Ne pas avoir la possibilité de sprinter, même en utilisant une jauge de stamina, bride considérablement le dynamisme des affrontements et renvoie l’impression de déplacements lourds. Cette absence de sprint se montre d’autant plus agaçante qu’elle se heurte aux automatismes de nombreux joueurs habitués aux classiques du genre sur PC : la fameuse habitude d’appuyer machinalement sur la touche SHIFT pour accélérer. Dans Project ZETA, cette manipulation se solde systématiquement par un échec et déclenche bêtement une compétence inutile en plein combat, de quoi provoquer de belles frustrations.


Des serveurs fantômes et un timing de test absurde
Au-delà du ressenti manette en main, l’expérience globale de cette bêta sur Steam s’est avérée catastrophique sur le plan technique et logistique. L’envoi tardif des accès conjugué à un planning de test d’une brièveté aberrante a sérieusement compliqué la tâche. Pire encore, une fois en jeu, la désertification des serveurs a transformé la recherche de parties en un chemin de croix interminable. Attendre de longues minutes dans des files d’attente désespément vides, comme l’ont montré les sessions en direct de la communauté, finit par achever le peu de motivation qu’il restait pour lancer une partie. Le constat est amer : même avec toute la bonne volonté du monde pour honorer une demande de test, il était matériellement impossible de trouver des adversaires pour découvrir correctement le titre.


En conclusion
Cette approche de Project ZETA laisse un goût prononcé d’inachevé. Si l’enrobage artistique et la qualité sonore signée KRAFTON et Nirvanana laissaient entrevoir un potentiel certain, l’exécution technique, le manque cruel de joueurs sur les serveurs de bêta et les choix ergonomiques discutables plombent l’expérience. Le studio devra revoir sa copie en profondeur sur la mobilité et l’optimisation des contrôles avant d’espérer convaincre un public plus large.
Recommandé :
- Aux adeptes de MOBA et de jeux tactiques compétitifs en équipe.
- Aux joueurs curieux de découvrir une nouvelle formule hybride mêlant escarmouches et objectifs de territoire.

- Une excellente qualité graphique et un charadesign particulièrement réussi
- Une qualité sonore soignée qui renforce l’immersion
- Un concept hybride original qui mélange tactique et affrontements à plusieurs équipes

- Une ergonomie et des contrôles inadaptés à la manette
- Des déplacements rigides pénalisés par l’absence totale de sprint
- Des serveurs déserts et des files d’attente interminables pendant la bêta
Configuration PC
Minimum:
- OS: Windows 10 64bits ou plus
- CPU: Intel Core i3-10100F | AMD Ryzen 5 4500 ou plus
- RAM: 16 GB
- GPU: NVIDIA GeForce GTX 1060 (VRAM 6GB) | Radeon RX 5500XT (VRAM 8GB) ou plus
- Direct X: Version 12
- Stockage: 9 GB d’espace disponible
- Network: Connexion internet requise
Project Zeta: Une réalisation artistique et sonore irréprochable qui vend du rêve sur le papier, mais totalement plombée manette en main par des choix de conception aberrants, l'absence de sprint et des serveurs fantômes qui ont rendu cette deuxième phase de playtest injouable. Une sanction médiane pour un concept qui doit tout revoir sur le plan technique et ergonomique – Razi3L


Le gars qui a attrapé sa première manette SEGA avant ses premiers chaussons ! Passionné de jeux vidéo, d’astronomie et de tout ce qui relève de la culture geek, Ici pour propager la bonne parole geek et partager ma passion avec le monde. L’amour pour les jeux vidéo n’a pas d’âge, et on peut être sérieux tout en s’amusant !
Mon pire jeu cette année est Battle of Rebels avec une note de (3/10) et mon meilleur est MOUSE: P.I. For Hire avec un (9.5/10).