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Gaming

Species: Unknown : Quand la coop spatiale frôle l’excellence

Razi3L Razi3L septembre 7, 2026 6 min de lecture
7.5

l existe des propositions vidéoludiques qui ne cherchent pas à réinventer la roue mais qui parviennent à marquer les esprits grâce à une exécution redoutable. Développé par WanadevStudio, Species: Unknown s’inscrit précisément dans cette lignée. Vendu sous la barre des dix euros en accès anticipé sur Steam, ce titre de tir à la première personne propose à un groupe de un à quatre joueurs de s’aventurer à bord de vaisseaux spatiaux abandonnés pour y mener des contrats à haut risque. Derrière une direction artistique inspirée des canons de la science-fiction horrifique se cache une expérience coopérative particulièrement intense, malgré les aspérités logiques de son statut de jeu en développement.

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Un huis clos spatial sous tension

Dès les premières secondes à bord du vaisseau, l’atmosphère évoque immédiatement les figures imposantes du genre comme Alien: Isolation ou Dead Space. Les environnements métalliques sombres, l’éclairage léché et le design sonore font un travail remarquable pour installer une peur constante. Le moindre grincement ou écho dans les couloirs plonge l’escouade dans une paranoïa délicieuse. Techniquement, le titre profite d’une excellente optimisation qui garantit une fluidité exemplaire en pleine action, même si le cheminement obligatoire entre le hub central et la navette de départ s’avère inutilement lourd et répétitif à la longue.

Enquête et survie : Quand la proie devient le chasseur

La véritable originalité du jeu réside dans sa structure de mission et son système d’investigation. Avant de pouvoir accomplir les objectifs proposés, qu’il s’agisse d’extraire une boîte noire, de saboter le réacteur ou de capturer une créature, les joueurs doivent déterminer quelle menace rôde dans les parages. En inspectant les cadavres disséminés dans les pièces et en analysant les causes de leur mort, l’équipe identifie le spécimen parmi un bestiaire varié doté de comportements et de faiblesses uniques. Cette phase d’enquête initiale cède ensuite la place à une tension permanente une fois le courant rétabli. Entre le robot indestructible qui bloque les issues ou le scorpion transformant les dépouilles en zombies, la survie exige une coordination de tous les instants.

Le détail des mécaniques, des graphismes et du son

Le cœur du gameplay repose sur des missions de courte ou moyenne durée à bord de vaisseaux spatiaux abandonnés, où l’escouade doit jongler entre exploration, résolution de puzzles environnementaux et gestion de ressources. L’une des mécaniques centrales réside dans l’utilisation d’outils tactiques indispensables pour s’en sortir, à l’image du traceur de mouvements pour anticiper les menaces, du bouclier pour parer des attaques ou des seringues de soin pour réanimer les équipiers. La progression s’articule autour de l’argent accumulé lors des contrats, qui sert à acheter de l’équipement plus performant, à améliorer l’armement ou à personnaliser son personnage. En revanche, le jeu se montre très exigeant, notamment à cause de collisions entre joueurs parfois encombrantes dans les coursives étroites et d’un système de points de réapparition qui oblige la structure de l’équipe à rester soudée sous peine de condamner les imprudents à observer le reste de la partie.

Sur le plan visuel, le titre profite d’une direction artistique directement héritée des grands classiques de la science-fiction industrielle et sombre. Les environnements métalliques, les jeux d’ombres et la palette de couleurs créent une esthétique visuelle très propre et soignée, qui bénéficie d’une excellente optimisation technique garantissant un affichage parfaitement fluide, même lors des pics d’action intense. L’interface reste globalement lisible, bien que l’absence de certains réglages basiques de luminosité puisse rendre l’exploration de certaines pièces particulièrement périlleuse sans l’aide d’une lampe torche aux batteries comptées.

Quant à la qualité sonore, elle constitue sans aucun doute l’un des piliers majeurs de l’immersion. Le travail réalisé sur le design audio est remarquable, qu’il s’agisse des bruits métalliques lointains, des grincements de la coque ou des grognements étouffés du spécimen qui traque l’équipage. Cette dimension auditive est décuplée par la spatialisation du son, incroyablement bien réalisée, couplée à l’utilisation d’un chat vocal de proximité où la distance et les cloisons des murs affectent directement la voix des coéquipiers, transformant chaque appel à l’aide en une source de stress mémorable et renforçant la tension psychologique globale de l’aventure.

La force de la coopération face aux limites de l’accès anticipé

L’expérience prend toute sa dimension en multijoueur vocal, notamment grâce à ce chat de proximité spatialisé qui génère des moments de panique absolue et de chaos mémorables. Jouer en solo est toutefois possible mais se révèle nettement plus punitif et déséquilibré, la créature concentrant toute son attention sur un unique joueur. Si la boucle de gameplay se montre extrêmement addictive lors des premières heures, la présence d’une seule et unique carte et la structure fixe des environnements finissent par installer une certaine lassitude après une quinzaine d’heures. L’accès anticipé montre ici ses limites actuelles en attendant l’arrivée de nouveaux contenus majeurs prévus par les développeurs pour enrichir la rejouabilité.

En conclusion

Species: Unknown s’impose comme une excellente surprise pour les amateurs de frissons coopératifs à petit prix. Malgré un contenu encore un peu restreint et quelques lourdeurs ergonomiques dans son hub, la proposition ludique fonctionne à merveille et garantit des soirées mémorables entre amis. Le suivi attentif des développeurs et la solidité de sa base technique en font un titre à surveiller de très près.

Recommandé :

  • Aux amateurs de jeux de survie coopératifs et de science-fiction horrifique
  • Aux joueurs cherchant une expérience multijoueur tendue à petit budget pour passer de bonnes soirées entre amis

  • Une ambiance sonore et visuelle immersive et oppressante
  • Une spatialisation du son incroyablement bien réalisée
  • Un système d’enquête original basé sur l’analyse des cadavres
  • Une optimisation technique irréprochable et un moteur fluide
  • Une expérience multijoueur coopérative intense et chaotique
  • Un tarif attractif fixé sous la barre des dix euros

  • Un contenu encore trop limité avec une seule carte disponible
  • Une ergonomie lourde dans le hub pour lancer les parties
  • Une expérience solo trop punitive et déséquilibrée
  • Une répétitivité qui s’installe après plusieurs heures de jeu

Configuration PC

Minimum:

  • OS: Windows 10 64bits ou plus
  • CPU: Intel Core i5 8th gen ou plus
  • RAM: 12 GB
  • GPU: NVIDIA GTX 1080 ou plus
  • Stockage: 5 GB d’espace disponible
  • Réseau: Connexion internet requise

Species: Unknown: Une proposition horrifique en coop diablement efficace et immersive, portée par une spatialisation sonore bluffante, mais pénalisée pour l'instant par un manque de variété en termes de cartes. Razi3L

7.5
von 10
2026-09-07T14:36:23+02:00
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