
Le jeu Venus: The Last Ascent, développé par le studio Breaking Walls, se présente comme une proposition rafraîchissante dans le paysage saturé des jeux de survie. Il est important de souligner d’emblée qu’il ne s’agit pour le moment que d’une démo, une version préliminaire destinée à présenter les mécaniques de base. La sortie de la version 1.0 est prévue pour l’automne 2027, tandis que l’Early Access sur PC n’a pas encore de date précise connue, bien que les développeurs prévoient d’y rester au moins un an. En plaçant l’action sur la surface volcanique et hostile de Vénus, le studio a pris le parti de s’éloigner des bases sédentaires classiques. Le cœur du gameplay repose sur la gestion d’une forteresse roulante, un véhicule massif qui sert à la fois de refuge, d’usine mobile et de moyen de transport. Cette mécanique de base mobile est le véritable moteur de l’expérience, imposant une tension constante alors que le joueur doit naviguer sur un terrain accidenté tout en assurant la maintenance de son installation.
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Une immersion totale dans un enfer volcanique
L’aspect le plus réussi de Venus: The Last Ascent réside dans son ambiance. La planète Vénus est ici dépeinte avec un soin particulier, créant une atmosphère pesante et solitaire où chaque sortie à l’extérieur du véhicule est une épreuve. La gestion des ressources est au centre des préoccupations, forçant le joueur à surveiller ses jauges d’oxygène et d’énergie avec une rigueur militaire. Le système de construction modulaire est l’un des points forts du titre : pouvoir greffer des foreuses pour extraire des matières premières, installer des panneaux solaires ou ajouter des systèmes de défense pour contrer les machines de guerre hostiles procure un sentiment de progression très tangible. Le joueur devient véritablement l’ingénieur de sa propre survie, chaque module ajouté modifiant non seulement les capacités de défense, mais aussi le poids et le comportement physique de sa forteresse.


Les zones d’ombre et points de frustration
Cependant, derrière ce concept prometteur se cachent des faiblesses notables liées à l’état actuel du développement. L’ergonomie générale pèche dès les premiers pas : il est impossible de changer son layout clavier, et les commandes ne sont que partiellement découvertes directement en jeu, sans indication claire sur le fait qu’il faille maintenir le clic droit pour viser tout en effectuant un clic gauche pour tirer. Les animations souffrent également d’un manque de finition flagrant, à l’image du cycle de marche à retravailler où le personnage glisse littéralement au démarrage avant de lancer son animation, et continue de glisser de la même façon après s’être arrêté.


Le système de combat reste quant à lui beaucoup trop basique et manque cruellement de profondeur. Affronter les drones solaires se résume souvent à des échanges rudimentaires qui perdent rapidement de leur intérêt tactique. Plus problématique encore, la maniabilité à pied laisse à désirer : les déplacements de l’astronaute apparaissent lourds, et les tâches répétitives nécessaires pour miner ou réparer manuellement les composants deviennent rapidement lassantes. La gestion de l’énergie est aussi une source de frustration, particulièrement en début de partie. Enfin, des imprécisions techniques, comme des collisions capricieuses avec les décors et des bugs d’interface, viennent régulièrement briser l’immersion. Il faut espérer que les développeurs sont à l’écoute de leur public et qu’ils apporteront rapidement les corrections nécessaires pour gommer ces défauts.


En conclusion
Venus: The Last Ascent est une expérience qui mérite l’attention pour son audace et sa vision. Il prouve avec brio qu’un jeu de survie n’a pas besoin d’une complexité artificielle pour être prenant. L’idée de la forteresse roulante est une réussite totale qui justifie à elle seule le détour, portée par une direction artistique qui rend justice à l’hostilité de Vénus. Si le titre souffre encore de lourdeurs dans ses déplacements, d’un système de combat à peaufiner, de soucis techniques et de réglages ergonomiques indispensables, il pose des bases solides pour devenir un incontournable du genre. C’est un projet en devenir, dont le potentiel est immense si le studio confirme sa capacité à faire évoluer la formule.
Recommandé :
- Les amateurs de jeux de survie qui aiment les mécaniques de gestion de véhicule et les environnements de science-fiction austères
- Les joueurs ayant apprécié les jeux où l’on doit constamment améliorer une structure mobile pour survivre
- Ceux qui souhaitent découvrir un projet original, loin des standards habituels de la survie, à condition d’accepter les quelques défauts de jeunesse et contraintes ergonomiques inhérents à une version de démonstration

- Le concept innovant de la base mobile qui transforme chaque déplacement en une gestion tactique
- L’ambiance sonore et visuelle immersive qui retranscrit parfaitement l’hostilité de la planète Vénus
- Le système de construction modulaire qui offre une personnalisation profonde de sa forteresse
- La simplicité des mécaniques de survie qui rend le jeu accessible sans pour autant sacrifier l’aspect stratégique

- L’impossibilité de changer son layout clavier et le manque d’indications claires en jeu concernant les touches (visée et tir)
- Les animations de déplacement problématiques, marquées par des phases de glisse agaçantes au démarrage et à l’arrêt du personnage
- Les déplacements à pied, souvent jugés trop lourds, rigides et peu agréables à manier
- Le système de combat qui est bien trop basique et manque cruellement de profondeur tactique
- La gestion de l’énergie très punitive en début de partie, imposant des tâches répétitives frustrantes
- La présence de bugs de collision et des soucis d’ergonomie au niveau de l’interface utilisateur
Configuration PC
Minimum:
- OS: Windows 10 64bits (latest SP) ou plus
- CPU: Intel i3 @ 3.0 GHz | AMD équivalent ou plus
- RAM: 8 GB
- GPU: NVIDIA GeForce GTX 2070 Super ou plus
- Direct X: Version 12
- Stockage: 20 GB d’espace disponible
- Carte son: Carte compatible DirectX®
- Note supplémentaire: Pas de connexion internet requise pour le mode solo
Venus: The Last Ascent: Venus: The Last Ascent est une excellente surprise qui réussit son pari de proposer une aventure de survie singulière. Malgré une maniabilité perfectible, des soucis d'animations, l'absence de personnalisation des touches et un système de combat à approfondir, l'immersion sur la planète Vénus fonctionne bien. C'est un titre prometteur qui saura convaincre les explorateurs en quête de renouveau, à condition que les développeurs, attentifs aux retours, corrigent ces aspérités techniques et ergonomiques avant la sortie finale. – Razi3L


Le gars qui a attrapé sa première manette SEGA avant ses premiers chaussons ! Passionné de jeux vidéo, d’astronomie et de tout ce qui relève de la culture geek, Ici pour propager la bonne parole geek et partager ma passion avec le monde. L’amour pour les jeux vidéo n’a pas d’âge, et on peut être sérieux tout en s’amusant !
Mon pire jeu cette année est Battle of Rebels avec une note de (3/10) et mon meilleur est MOUSE: P.I. For Hire avec un (9.5/10).